Les joyaux de la culture à Kingston: The Agnes Etherington Art Centre

By Sara Smith

À l’intérieur de la modeste galerie nichée sur le campus de la Queen’s University se trouve un trésor d’art, d’idées et d’explorations. En plus des œuvres d’art exposées et captivantes démontrant le talent et la créativité, The Agnes Etherington Art Centre célèbre les personnes et les communautés qui donnent vie à leurs expositions. Nous avons discuté avec la directrice du The Agnes, Jan Allen, pour découvrir ce qui en fait une expérience si enrichissante, autant pour les connaisseurs d’art que pour les personnes nouvellement intéressées.

Visit Kingston: Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre travail?

Jan Allen: J’adore les arts, et j’ai le privilège d’être plongée dans les arts et les enjeux liés aux arts tous les jours. J’adore également les personnes avec qui je travaille. Nous travaillons en collaboration avec des artistes de partout au pays et au monde, ainsi qu’avec des amateurs d’art et des sympathisants. D’être en mesure de créer une nouvelle sensation et un sentiment de découverte pour les personnes qui nous visitent est mon défi et mon privilège quotidien.

VK: Quelles sont les programmes et les expositions pour lesquelles vous êtes particulièrement fière?

JA: Un exemple est celui de l’exposition de photographies de Geoffrey James nommée « à l’intérieur du Pénitencier de Kingston. » Cette exposition était historiquement importante puisque nous avons été en mesure de prendre des dispositions pour lui permettre de prendre des photos du pénitencier durant les dix derniers mois de son exploitation. C’était un projet très intéressant et audacieux qui a eu pour résultat d’offrir un regard unique sur cet espace en mouvement.

Geoffrey James, The Dome from above, 2013, black and white photograph on archival baryta-coated. From the exhibition Geoffrey James: Inside Kingston Penitentiary, 30 August–7 December 2014.
Geoffrey James, Le Dôme vu d’en haut, 2013, photographie en noir et blanc sur papier archiviste enduit de baryte. Provenant de l’exposition de Geoffrey James: à l’intérieur du Pénitencier de Kingston, 30 août au 7 décembre 2014.

Un des points saillants des dernières années a été notre acquisition du troisième tableau de notre collection Rembrandt, dévoilé au printemps 2016. C’est un coup de génie; nous sommes la seule institution au pays qui possède trois tableaux de ce maître.

Rembrandt van Rijn, Portrait of a Man with Arms Akimbo, 1658, oil on canvas, Gift of Alfred and Isabel Bader, 2015 (58-008).Photo via Bernard Clark
Rembrandt van Rijn, Portrait d’un amiral, huile sur toile, don de Alfred et Isabel Bader, 2015 (58-008).Photographie par Bernard Clark.

Un autre projet dont je suis particulièrement fière est le récent tour de « l’artiste elle-même », qui est la première exposition d’autoportraits d’artistes féminines historiques canadiennes à n’avoir jamais été faite au Canada. À la galerie, nous avons une tradition de faire des expositions, et de soutenir et d’interpréter l’art des femmes. C’est également un exemple de l’aspect rare que les personnes peuvent y découvrir, car nous sommes une galerie universitaire et nous avons donc la capacité d’entreprendre beaucoup de recherche originale.

Paraskeva Clark, Myself, 1933, oil on canvas. National Gallery of Canada, Ottawa. Purchased 1974 (18311) Photo © NGC © Clive Clark, Estate of Paraskeva Clark. From the exhibition The Artist Herself: Self-Portraits by Canadian Historical Women Artists,2 May–9 August 2015. Photo via The Agnes Etherington Art Centre.
Paraskeva Clark, Myself, 1933, huile sur toile. Le Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa. Achat fait en 1974 (18311) Photographie © NGC © Clive Clark, Patrimoine de Paraskeva Clark. Provenant de l’exposition L’Artiste elle-même: Autoportraits par des artistes féminines historiques canadiennes, 2 mai au 9 août 2015. Photographie via The Agnes Etherington Art Centre.
VK: Est-ce que la recherche originale représente un élément important des expositions du The Agnes?

JA: Absolument. Nous offrons beaucoup de renseignements aux visiteurs, ce qui en fait l’un des éléments uniques offerts par cette galerie. Nous avons le privilège d’avoir quatre conservateurs spécialisés qui travaillent dans des domaines différents. Donc pour chaque collection, nous offrons des expositions et de la recherche originale.

Nous sommes les lauréats de nombreux prix provinciaux concernant la qualité du travail de notre galerie. Ce type de reconnaissance des pairs, de la part de l’Association ontarienne des galeries d’art, est un merveilleux exemple du fait que nous ne présentons pas seulement des événements intéressants – nous  présentons également des événements importants.

 

 

VK: Quelles seront les événements marquants pour The Agnes en 2017?

JA: Un des points saillants pour entreprendre l’année est nommé « visionner la modernité de l’Artique. » C’est un jeu de 50 dessins produit par des Inuits qui vivaient au nord de l’Île de Baffin en 1964. Ces dessins sont une documentation de leurs vies durant une période de grands changements pour leur peuple – servant d’archives précieuses. Norman Vorano, un de nos conservateurs, s’est rendu dans les communautés du nord de l’Île de Baffin et a interviewé certains des artistes et des membres des communautés d’origine à propos de la signification de ces dessins, et ce que les dessins leur rappelaient. Il y aura donc une composante multimédia d’une entrevue vidéo liée à chaque dessin de l’exposition.

Cornelius (Kooneeloosee) Nutarak (Pond Inlet), Using Blubber to Make Fuel, 1964, graphite, pencil crayon on paper, 50 x 65 cm, Canadian Museum of History, IV-C-6952. Photo via The Agnes Etherington Art Centre.
Cornelius (Kooneeloosee) Nutarak (Pond Inlet), Utilisation de graisses pour fabriquer des carburants, 1964, graphite, dessin au crayon sur papier, 50 x 65 cm, Musée canadien de l’histoire, IV-C-6952. Photographie via The Agnes Etherington Art Centre.

2017 marque également une année enlevante en raison de trois grands événements : le 150e anniversaire du Canada, le 60e anniversaire du The Agnes durant l’automne, et c’est également le 50e anniversaire des dons de Alfred et Isabel Bader, qui ont formé le cœur de la collection de renom d’œuvres d’art européen. Durant cette année anniversaire, nous ferons la démonstration de nos atouts tout en continuant à élaborer de nouveaux projets. Nous regardons en arrière tout en nous tournant résolument vers l’avenir.

VK: Qu’est-ce qui rend The Agnes une « destination incontournable » parmi les destinations culturelles de Kingston?

JA: Une des choses que les personnes notent est notre hospitalité, en plus de fonctionner sur une plus petite échelle intime. Vous êtes tout près des œuvres d’art et vous en apprenez beaucoup sur celles-ci. Nous changeons nos expositions trois fois par année, donc il y a toujours quelque chose de nouveau à venir voir.

En raison de la diversité de nos collections et de nos expositions, nous avons de quoi faire des heureux. Que vous soyez intéressés par l’art historique européen, ou, par exemple, l’art africain, ou les expositions contemporaines à la fine pointe qui vous consterneront ou vous surprendront – il y en a pour tous les goûts.